Présentation

Catégories

Recherche

Lundi 30 juin 2008
Et voici en exclusivité les nouvelles mascottes qui symbolisent "Des mots et du son". Un nouveau design "kawaii", frais et enjoué! ^^



Par /// Asso DMDS /// - Publié dans : L'Asso
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 5 février 2008
Par Alexandre (alias DJ Alecks)

Les premières expérimentations
Le XXe siècle est sans doute le siècle le plus riche musicalement. Il a vu naître de nouvelles variantes du Blues comme le Jazz ou le Rock & Roll ... C’est également un siècle qui a connu de grandes avancées technologiques (électricité, télévision, informatique). Toutes ces avancées ont permis à de nombreux compositeurs de penser différemment la musique. Le premier fait marquant est la création du Thereminvox en 1917 par Léon Theremin qui sera considéré comme l’ancêtre du synthétiseur.
Après la Seconde Guerre Mondiale, la musique concrète (ou électroacoustique) naît des expériences musicales menés par des compositeurs à l’instar de Pierre Schaeffer, Pierre Henry ou Karlheinz Stockhausen. Avec l’aide des nouvelles technologies, ils enregistrent des sons provenant de la nature ou de la ville, les découpent, retravaillent leurs structures. Cette nouvelle approche de la musique va se démarquer de l’académisme de la musique dite « classique » avec son nouveau vocabulaire musical, mais elle ne va passionner qu’un cercle restreint de compositeurs. Ils annoncent avec plus de trente ans d’avance un travail de production qui sera propre à la techno.
Kraftwerk, les pionniers
Au début des années 1970, les fondements de ce que l’on nommera quinze ans plus tard la Techno prend naissance à Düsseldorf (pôle industrielle européen le plus important à l’époque) avec deux jeunes allemands, Ralf Hutter et Florian Schneider, passionnés par la recherche en musique électronique et par le côté glamour du rock & roll qui fondent le groupe Kraftwerk. Ils vont pousser encore plus loin la recherche et la production en musique électronique en travaillant dans un studio, le célèbre Kling Klang Studio, aménagé par leurs soins avec de nombreuses machine à la pointe de la technologie de l’époque qu’ils se sont procurés ou qu’ils ont conçu eux-mêmes. Ils vont y occuper tous les postes : compositeurs, interprètes et ingénieurs du son. Les principaux thèmes qu’ils abordent sont liés au monde industriel et aux nouvelles technologies. Leur musique annonce l’arrivée de deux courants musicaux qui vont marquer la fin de ce siècle : la House et avant tout la Techno.
En Europe, de nombreux groupes connus ou encore inconnus vont s’inspirer des sons et des thèmes de Kraftwerk et utiliser des sons électroniques pour donner une nouvelle direction à leur musique ou pour créer de nouveaux styles musicaux comme la New Wave qui sera une grande source d’inspiration de la Techno.
 
La House, le nouveau disco
La House apparaît principalement dans les discothèques de Chicago et New York fréquentées en majorité par les communautés afro-américaine, portoricaine et gay au milieu des années 1980 grâce aux expérimentations de DJs qui cherchent à revitaliser la Dance music qui connaît de grosses difficultés en raison d’un disco qui n’a plus le même impact sur les pistes de danse qu’il n’avait à sa naissance au début des années 1970, mais aussi du fait de l’arrivée du SIDA.
 Parallèlement, au début des années 1980, les ordinateurs évoluent très vite et deviennent obsolètes en quelques mois, mais suffisent aux futurs producteurs ; le prix du matériel (boîte à rythme, séquenceur, sampler, synthétiseur), qui n’était abordable que pour les artistes reconnus et les studios, chute et devient accessible à tout le monde. Les premières productions de House font leur apparition, comme celles des premiers producteurs à être reconnu : Larry Heard, Farley Jack Master Funk ou encore Marshall Jefferson.
La House s’inscrit dans la continuité du Disco, bien que celle-ci soit plus minimaliste que celle-là. La House est uniquement fondée sur le beat et, dans ses débuts, sur des voix répétant quelques mots ou quelques phrases en rapport avec les thèmes abordés par les Disco comme l’amour, la danse ou le sexe. Elles aideront beaucoup les DJs qui les intègreront en Soul, en Funk, en Salsa et bien d’autres styles musicaux. Cette musique tient son nom des soirées qui avaient lieu dans la discothèque le Warehouse de Chicago, où mixait un des DJs précurseur de la nouvelle Dance music, Franckie Knuckles.
Elle va amener aux DJs une nouvelle façon de faire danser le public. Ils ne vont plus enchaîner des tubes les uns après les autres mais mélanger les sons ensembles, les superposer pour créer de nouvelles ambiances en les retravaillant en live pour mieux se rendre compte de l’impact de la musique sur le public. On retrouve d’une manière différente les recherches sonores menées par les compositeurs de musique concrète et par Kraftwerk.
 Elle se divise en plusieurs sous-catégories en fonction d’un style particulier ou d’une mode. Les plus reconnues sont la Deep House, la Disco House, la Funky House… La House reste pourtant une musique emblématique des soirées gays tout en étant diffusée par des radios locales des Chicago destinées avant tout à la communauté noire. Elle ne connaîtra pas le même succès que le Disco et le Hip Hop qui est arrivé avant la House et qui s’intègre bien à l’univers de la musique aux Etats-Unis. En revanche, elle sera très appréciée en Europe et tout particulièrement en Angleterre.

La Techno, un son sorti des usines désaffectées de Détroit
  
La Techno apparaît à la fin des années 1980 à Détroit, ville sinistrée par la désindustrialisation, dont elle va fortement s’inspirer, sous l’impulsion de trois amis passionnés par la musique et la technologie : Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson qui entendent à la radio des mix du DJ Electrifying Mojo, lequel intègre beaucoup de musiques électroniques venant d’Europe comme Kraftwerk ou Tangerine Dream et qui vont devenir les pionniers de la dernière grande révolution musicale du 20e siècle.
C’est une musique épurée dont la production est avant tout fondée sur le rythme et un travail sonore inédit conçu avec des effets et des filtres et tout de même fortement marquée par l’image de l’homme robot et les thèmes de Kraftwerk. Généralement, la mélodie et la basse sont secondaires, voire inexistantes parfois. Tout comme dans le cas de la House, l’émergence de la Techno également liée à la démocratisation des machines qui permettra à tout le monde de posséder un studio miniature à domicile.
C’est une musique très proche du Rock dans le sens où elle va devenir la musique représentative d’une génération tout en étant incompris par les générations précédentes. Par la suite, de nombreux labels et producteurs indépendants vont émerger à Détroit. Chacun d’entre eux aura une approche différente de la Techno qui apportera une multitude de sous-catégories comme la Techno Hardcore, la Techno Ambient, la Techno Acid, la Techno House...
Mais elle connaîtra également l’indifférence du grand public des Etats-Unis car, tout comme le jazz, la Techno a été créée par des artistes noirs. Elle connaîtra également plus d’engouement en Europe dans des grandes villes désindustrialisée d’Angleterre et d’Allemagne principalement. Le terme « Techno » sera choisi pour englober tous les styles de musiques électroniques.

La House et la Techno font leurs preuves à Manchester
La House et la Techno obtiennent plus de succès en Europe qu’aux Etats-Unis tout d’abord avec des DJs anglais qui vont commencer par intégrer dans leurs mix l’Acid House, un courant de la House davantage fondé sur la texture sonore à l’image de la Techno, mais qui conserve encore l’esprit festif propre à la House. Les villes anglaises les plus représentatives de cette nouvelle musique sont Manchester et la ville industrielle de Sheffield. L’essor de la House devient un tel phénomène de société que le gouvernement de Margaret Thatcher essaye d’endiguer ce mouvement en multipliant les arrestations et en obligeant les discothèque à fermer à deux heures du matin en prétextant que ces fêtes sont une plaque tournante de la drogue. Les jeunes Anglais fuient alors les villes pour des lieux reculés de la campagne pour organiser ce que l’on appellera les « Raves » (délirer, battre la campagne).
Par /// Asso DMDS /// - Publié dans : Du Son
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 16 décembre 2007

Par Apsara

 

Des Mots et du son a pour vocation de réunir des musiciens et entre créateurs amateurs. Leurs points communs ? la motivation et la non-professionnalisation. Je n'utilise pas le mot amateur volontairement à cause de sa connotation. Trop de gens assimilent cela à de la médiocrité. Ce n'est pas mon cas.

Je m'intéresse surtout aux fanzines : création papier visant à être diffuser confidentiellement. Ce média est cependant difficile à cerner. Les diverses tentatives de définitions vont être abordées  dans cet article : l'aspect technique, le contenu et enfin la zone de flou dans laquelle se situe le fanzine.

Formellement ?

 

Photocopie et travaux manuels

            Formellement, un fanzine, ça ressemble à quoi ? C'est difficile à dire, dans la mesure où il n'y a pas de règle dans le fanzinat. Il y a quand même une grande tendance : le cahier A5 photocopié. La reliure est, en général, constitué d'agrafes et le façonnage est fait à la main. On peut penser que, puisque c'est aussi artisanal, puisque les moyens de reproduction (la photocopie) sont aussi imprécis, la qualité n'est pas au rendez-vous. C'est un jugement un peu rapide qui réduit l'accès à la liberté d'expression à ceux qui ont du matériel professionnel.

Le nombre de fanzines utilisant la sérigraphie ou le off-set va en grandissant, mais ne permet pas encore d'inonder le marché de production amateur.

Faible tirage et moyen de distribution

            En effet, les fanzines sont rarement tirés à plus de 500 ou 1000 exemplaires. On peut même dire que ces chiffres sont ceux des fanzines qui réussissent à trouver un public important. Il y a de très bonnes productions qui n'existent qu'en tirages limités. Finalement, le nombre de tirage ne reflète pas forcément la "réussite" d'un fanzine. Si le sujet du fanzine est l'utilisation de l'espéranto dans le cinéma, le public visé est moins important que celui qui parle de la star du moment. Le faible tirage n'est donc pas toujours un choix par défaut. C'est une décision prise en connaissance de cause, parce que le but d'un fanzine n'est pas que 90% de population s'intéresse au sujet traité, mais que les personnes intéressées aient un support d'expression et d'information, même si le sujet ne passionne pas les masses. On peut dire que cela donne aux minorités le droit d'avoir un média. Le meilleur exemple est la revue crée par Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor : l'étudiant noir. Il s'agit d'un magazine étudiant dans lequel est né le concept de Négritude. Le tirage était faible. Peu  de personne peuvent prétendre d'avoir eu entre les mains, mais aujourd'hui, cette production amateur est cité dans tous les ouvrages d'histoire littéraire moderne !

Les limites du formel

            Le moyen de distribution d'un ne peut être le même que celui d'une revue professionnelle, notamment à cause du faible tirage et parfois de la spécificité du sujet abordé. La distribution professionnelle entraîne aussi de gros frais : le pourcentage du diffuseur, la marge du libraire, etc... Les solutions choisies sont diverses, mais celle qui fait l'unanimité est la vente sur des évènements : les fanzines BD prennent un stand au festival d'Angoulême, les fanzines de musique sont vendus les soirs de concert dans certaines salles, les évènements alternatifs sont des lieux privilégiés pour trouver des fanzines engagés. Selon le contenu de l'oeuvre, la stratégie est différente. Autant dire que les nombre de voies possibles sont infinies car rien ne limite le fanzine dans son propos.

Le contenu ?

Des esprits libres (politique)

            En effet, si on n'a pas de préoccupations financières, la liberté d'expression est plus grande. C'est l'occasion de parler de sujets qui ne font pas la une de l'actualité : la souffrance des poissons, l'intolérance vis-à-vis des transsexuel-le-s, les prisonniers d'action directe, la représentation d'une sexualité qui modèle les rapports entre hommes et femmes, l'oppression des obèses, l'anti-spécisme, l'anarchisme, l'absence d'information sur des conflits mondiaux ou sur les accidents du travail en France ou même du négationisme (Hélas, cela existe aussi !). Ouvrir un fanzine d'expression est en général l'opportunité de prendre une grosse claque car ces fanzineux sont en général concerné de près par le sujet et donc très bien informé. Les revues trans-pédé-gouines sont de ce point de vue très enrichissant : la parole est dépourvu de censure, les rédacteurs n'ont aucune raison de prendre des pincettes. L'information vient de la source et vous touche directement. Bien sûr, les mauvais fanzines d'expression libre existent, mais cela vaut le coup de jeter un oeil sur cette production atypique qui nous change de la pensée unique véhiculé par les mass média.

Compléter une offre insuffisante (musique et littérature)

            Le principal vecteur de cette pensée dominante est la télévision. Elle ne nivelle pas que les opinions, mais aussi les goûts. Pour beaucoup de gens, un chanteur doit passer à la télé pour exister, ou du moins à la radio. Hélas, ces médias ne diffuse qu'une infime partie de la production musicale actuelle. Si vous êtes fan de Ska, de fusion, de Heavy Metal, de musique expérimentale allemande, etc... Il est très difficile d'avoir des informations à l'aide des mass média actuelle. Même l'offre de la presse professionnelle est insuffisante : pour survivre un magazine professionnelle doit avoir une cible assez large et cela n'est pas compatible avec une ligne éditoriale restrictive. Les fanzines peuvent donc être un complément à l'offre médiatique actuelle. N'ayant pas d'impératif financier contraignant, le fanzine va pouvoir vous fournir des informations sur le dernier CD du groupe que vous avez découvert la semaine dernière dans le bar du coin de la rue et que vous avez tant aimé !

Même chose pour la littérature ! Faire vivre une maison d'édition est un défi difficile à relever aujourd'hui. C'est encore plus vrai dans le cas de la littérature fantastique. Le nombre important de fanzine de nouvelles de ce genre sont légions et montrent qu'il y a une place à occuper.

Conquérir le marché en entrant par la petite porte (bd)

            Les fanzines de BD sont également très nombreux et une grande variété de style existe. Il y a certains de ces fanzines qui sont là pour pallier à une offre insuffisante des média pro et d'autres revues amateurs qui ont pour but de servir de tremplin. En effet, publier (même en amateur) est une bonne façon de progresser, de se faire connaître par le public et par les éditeurs. Cela a marché comme cela pour Zep : Et oui, Titeuf est né dans les pages d'un fanzine !

Le mélange des genres

(des frontières floues, opposition pro-amateur)

            Donc, je résume : un fanzine peut ressembler à pleins de chose, peut parler de n'importe quoi, peut être tiré à un nombre variable d'exemplaires et être diffuser partout et nulle part...

... Alors ? A quoi je le reconnais ?

            A priori, il n'y a pas de réponse. La limite entre le pro et l'amateur ne cesse de s'estomper. Aujourd'hui, il y a des fanzines mieux réalisés que des revues pro et certains fanzines commencent à payer leurs participants. Logiquement, il reste la distinction entre les deux structures : entreprise/association, mais là aussi tout est flou. En effet, des nombreuses maisons d'éditions (notamment de BD) ont (pour des raisons administratives et financières) choisis d'exister avec un statut d'association, mais leur fonctionnement est celui de professionnels (rémunération, diffusion nationale, etc...). En général, ces structures rejettent l'appellation fanzine, soit parce que pour eux fanzine est synonyme de "truc pourri", soit parce qu'ils savent qu'on vend mieux un "magazine" qu'un "fanzine". Si eux n'ont pas une mauvaise image du fanzine, ce n'est pas le cas du diffuseur, du libraire et du lecteur !

            Alors quoi ? Finalement tout cet article n'avait-il pas pour but d'apporter une définition au terme "fanzine". Cela va s'arrêter là ? Sur un constat d'échec ?

            Oui et non : je ne suis pas plus maligne que les autres et je ne vais pas ici formuler une définition qui sera sûrement réfutée ailleurs. Cependant, une chose est sûre : Est fanzine celui qui se dit fanzine ! Si un jour vous croisez une revue créée par des amateurs passionnés qui prétendent faire un magazine, ne cherchez pas à les mettre dans la case "fanzine" à tout prix. La liberté est le propre de l'amateur et c'est pas les fondateurs du festival Des Mots et Du Son qui me contrediront !

 

... à voir pour approfondir après ce court et très synthétique article :

Le site de la fanzinothèque de Poitiers

L'article sur le fanzine de Wikipédia

Le site Diyzine

Le site et le forum de Méluzine

Le blog de Fanzinat World et ses vidéos

 

 

 

 

Par /// Asso DMDS /// - Publié dans : Des Mots
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 16 décembre 2007

Désormais le blog Des Mots et Du Son s'enrichira d'articles sur les thèmes présentés (et représentés :) au sein du festival. Ce sera l'occasion d'y découvrir des intervenants et des styles artistiques qui nous tiennent à coeur.

Bonne lecture!

L'équipe DMDS

Par /// Asso DMDS /// - Publié dans : L'Asso
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 2 octobre 2007

Plusieurs vidéos "live" des concerts ont été réalisées lors du festival du 10 mars 2007,

voici quelques extraits en exclusivité! ^^

 

Extrait du concert de Deturned Games, dans un style glam-rock très expressif! "Hope" :

Hope

Ajouter à mon profil | Plus de Vidéos

 

Et la vidéo de Radius System, groupe de metal/rock/expérimental qui a su nous faire partager son univers musical ce soir là! "Washed out" :

 

 

Par /// Asso DMDS /// - Publié dans : Des Mots
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus